Le Genêt

La problématique :

Les palhisses, chaumières au toit de genêt, existent depuis toujours sur les hauts plateaux vivarois. Pente du toit : entre 45 et 60 °, pour se protéger de la neige et générer de gros volumes pour emmagasiner du fourrage. Couverture perméable à l’air mais imperméable à la pluie et à la neige. Danger : l’incendie. Entretien : au moins une fois par an, souvent à l’issue de l’hiver. 

En cas de non entretien l'eau s'infiltre et cause des dommages qui conduisent toujours à la destruction du toit. Aujourd'hui ce savoir faire en terme de tressage de genêt est perdu et il est donc urgent de préserver l'existant et de former à cette technique.

Sinon voici en images le problème :

La Macharade en 1998

La macharade en 2010

Le Faîtage

Vu du genier

 

Paillage

La pente d’un toit de genêt oscille entre 45 et 60 °.Plus la pente est accusée, plus le toit dure car le poids au mètre carré diminue. A l’arrière de la maison, le toit de genêt descend jusqu’à terre et enveloppe même le pignon, pour mieux protéger la construction. Cette couverture végétale a de bonnes propriétés qui justifient largement son utilisation.

Une bonne isolation thermique a l’avantage de tenir les combles au chaud en hiver et au frais en été. La formation d’eau de condensation est évitée et sa perméabilité à l’air, tout en protégeant simultanément de la pluie et de la neige, permet d’utiliser les combles comme grenier à fourrage. Le danger principal pour les pailhisses était lié à l’incendie, dont l’origine était souvent liée à la foudre des orages d’été ou aux imprudences.

La cheminée, énorme souche carrée, pointait très haut, sur la face sud de l’habitation, pour assurer un bon tirage mais aussi pour diminuer encore une fois le risque d’incendie lié aux escarbilles qui pouvaient s’échapper par le conduit.

Les pannes en bois, posées sur la charpente construite avec de longs arbalétriers appelés tenailhs dans ces contrées, constituent la base de la toiture. Des branches de sapin ou de grands genêts sont ensuite entrelacées dans les pannes. Sur ce canevas sont finalement piqués les genêts verts, de 25 à 30 centimètres de longueur. Le maître piqueur les récolte de septembre à mars et les dispose sur le toit, en partant du bas.

Ces toitures nécessitent beaucoup d’entretien, parfois plusieurs dizaines de journées dans une année. Le paysan ou le maître piqueur, selon le cas, montait à plusieurs reprises sur son toit, notamment au sortir de l’hiver, dès qu’il faisait beau, pour pailler, c’est-à-dire refaire à neuf les parties les plus usées, rongées par l’érosion. Avec toutes ces reprises, ce genre de toit ressemble souvent à des vêtements rapiécés.

La Lauze

Voici le schéma de pose d'une lauze avec les chevilles (ou clous) qui la retiennent.

En vert les lauzes supérieures qui recouvrent la première

Le lauzeur taille deux oreilles en haut de la lauze pour sa fixation à l'aide de chevilles (clous de nos jours). Au dernier moment quelques coups de marteaux permettront une pose où la lauze s'encastre en épousant les contours de ses voisines.

 

Au grenier on voit les chevilles qui traversent le plancher qui reçoit les lauzes
 
 
 
 

 

 
 
 


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